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Investir dans l'immobilier

Labels et normes énergétiques applicables à l’immobilier neuf ou ancien se multiplient. Quels sont les indicateurs les plus pertinents pour les investisseurs privés ? Et quelles sont les conséquences sur la valorisation de leurs biens immobiliers ?

Normes immobilières


BBC, HQE : les normes énergétiques en matière immobilière se multiplient dans l'immobilier


BBC(1), HPE(2), THPE(3), RT(4), EnR(5), HQE(6)... Ces sigles rébarbatifs qui ont fleuri dans le sillage du Grenelle de l'environnement, ou l'ont précédé, ne sont pas nécessairement très parlants pour les particuliers qui souhaitent investir dans l'immobilier résidentiel ou sont confrontés à ces nouvelles exigences énergétiques en tant que bailleurs ou propriétaires occupants.

 

Des objectifs très différents
D'autant que tous ces indicateurs n'ont pas le même objectif : le HQE est un concept environnemental qui remonte aux années 1990. Marque commerciale d'initiative privée, il atteste simplement de la démarche environnementale du constructeur des bâtiments. Le HPE, quant à lui, est un label public. Il peut être attribué aux bâtiments qui présentent une consommation conventionnelle d'énergie au moins inférieure de 10 % à la consommation de référence définie par la réglementation thermique actuellement en vigueur (la RT 2012) ; mais il n'ouvre droit à aucun avantage spécifique, si ce n'est, bien sûr, une facture énergétique allégée.
 
Le label BBC, déjà incontournable...
En fait, le plus impactant aujourd'hui pour un investisseur privé en immobilier, à titre résidentiel ou locatif, est sans conteste le label BBC. Norme obligatoire depuis le 1er janvier 2013, il était déjà le point de passage obligé pour qui souhaitait maximiser les avantages fiscaux du dispositif Scellier –et Duflot aujourd’hui-, bénéficier des conditions d'obtention d'un prêt à taux zéro ou encore d'autres avantages, comme des dégrèvements sur certains impôts locaux par exemple.
 
... et plus cher à l'achat
Les logements estampillés BBC – c'est-à-dire respectant déjà la réglementation thermique 2012 obligatoire depuis le 1er janvier 2013 – coûtent actuellement de 5 à 7 % de plus que les bâtiments construits selon la norme antérieure (RT 2005). Si ce surcoût n'est pas nécessairement répercutable dans sa totalité sur le prix de revente, il constitue néanmoins un investissement désormais incontournable. Car sur le marché secondaire, acquéreurs et locataires sont devenus très attentifs à l'étiquette énergétique du logement qu'ils envisagent d'acheter ou de prendre en location, information que le propriétaire a désormais l’obligation de délivrer et de publier dans ses annonces de vente. Les acheteurs n'hésitent plus à négocier à la baisse le prix d'acquisition en faisant valoir le coût de la mise aux normes énergétiques, qui ne cessera d’augmenter au cours des prochaines années. De nouvelles exigences sont en effet déjà en train de voir le jour...
 
 
(1) Bâtiment basse consommation
(2) Haute performance énergétique
(3) Très haute performance énergétique
(4) Réglementation thermique
(5) Énergie renouvelable
(6) Haute qualité environnementale

 

 
 
 
 
 

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