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Financer vos investissements

Utiliser le crédit bancaire pour doper sa croissance est un pari gagnant, à condition que la rentabilité soit au rendez-vous et que le conseiller bancaire propose des solutions adaptées.

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Financez vos investissements pour accélérer votre développement

Pedra Alta : le terme désignerait, en portugais, « un rocher qui, à marée basse, signale un site de pêche naturel »… Lorsqu’au milieu des années 1980, Joaquim Baptista donna ce nom à son premier restaurant, au bord d’une plage du Nord du Portugal, il n’imaginait sans doute pas qu’il se retrouverait, quelque 30 ans plus tard, à la tête d’une chaîne de restauration à succès.

Certes, le groupe Pedra Alta, propriétaire d’une vingtaine de restaurants en France et au Portugal, n’a pas encore la notoriété des grandes chaînes de restauration à thème ; mais sa croissance exceptionnelle, notamment depuis 2010 – plus de 38 millions d’euros de chiffre d’affaires
en 2013(1) – en fait désormais un acteur qui compte.

Les clés de la réussite ? Un concept original, né évidemment sur les plages du Portugal : des produits de la mer de qualité, servis copieusement et dans une ambiance chaleureuse. D’abord plébiscitée par la communauté lusitanienne installée en Île-de-France – le premier restaurant du groupe Pedra Alta s’est ouvert en 1998 à Pontault-Combault, en Seine-et-Marne –, l’idée séduit également les populations d’autres traditions culinaires.

L’affluence est telle que Joaquim Baptista imagine très rapidement de nouvelles implantations. En 2005, le groupe s’installe à Athis-Mons (Essonne), en 2007 à Valenton (Val-de-Marne). Fin 2008, il « pèse » déjà 14,5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les ambitions de Pedra Alta butent alors sur le problème récurrent des entreprises à forte croissance : comment financer un développement prometteur, très rentable mais aussi très gourmand en capitaux ?

Différents partenaires bancaires
C’est précisément en 2009 que Pedro David, conseiller Banque Populaire Rives de Paris au centre d’affaires de
Boissy-Saint-Léger, entre pour la première fois en contact avec le groupe Pedra Alta. Accompagné depuis ses débuts par la banque portugaise Caixa Geral de Depósitos, Joaquim Baptista est un homme fidèle.
Mais pragmatique. « Le groupe grandissait. Compte tenu de nos objectifs, nous savions que nous ne pourrions rester monobancarisés, et que le moment était venu de faire entrer un nouveau partenaire, de renforcer l’équipe », se souvient-il.

Avant d’entamer des relations plus durables, le chef d’entreprise commence par faire confiance à la Banque Populaire sur un projet de diversification : la rénovation d’un hôtel de 104 chambres, situé près de l’un des restaurants historiques du groupe. « Nous avons pris en charge les travaux à hauteur de 650 000 euros, sur un total de 1,1 million. De plus, nous avons ajusté la durée de l’emprunt – 10 ans – à la durée d’amortissement », explique Pedro David.

De l’autofinancement aux financements externes
Pedra Alta peut désormais poursuivre sa croissance avec l’appui de son nouveau banquier. Mais le passage d’une logique d’autofinancement à l’utilisation plus systématique du levier du crédit sera progressif.
« Le modèle de développement de Pedra Alta est assez spécifique, analyse Pedro David. M. Baptista est perpétuellement à la recherche de nouveaux emplacements pour ses restaurants. Lorsqu’on lui propose de racheter un fonds de commerce et qu’il est intéressé, il doit réagir vite. Pour être réactif, il avait pris l’habitude de privilégier l’autofinancement. »

L’investissement est variable d’un projet à l’autre : « Le prix peut varier du simple au quintuple, de 200 000 à plus d’un million d’euros », reconnaît Joaquim Baptista. Un « ticket d’entrée » auquel il faut ajouter les travaux d’aménagement nécessaires pour relooker le nouveau lieu aux couleurs Pedra Alta et l’équipement des cuisines aux standards de qualité du groupe. « Environ 600 000 euros, en moyenne », calcule José Duarte, expert-comptable et homme de confiance de Joaquim Baptista.

Financements sur mesure
Pedro David a bien compris les besoins du groupe. Et propose une approche en deux temps. D’abord, ajuster les solutions de financement à la nature des investissements. La durée des crédits est, là encore, calculée en fonction des périodes d’amortissement : cinq ans pour le matériel, sept ans pour les fonds de commerce et les travaux. « Nous avons aussi prévu une franchise en capital de six mois sur le remboursement des emprunts travaux. Cela permet à la nouvelle exploitation d’être opérationnelle – et donc de dégager de la trésorerie – lorsque les mensualités complètes deviennent exigibles », explique Pedro David. Ce dernier cherche aussi à diversifier les sources de financement du groupe : « M. Baptista a connu les dérives des taux variables au Portugal qui, à la différence du marché français, ne sont pas “capés” à la hausse. Nous avons donc affiné nos propositions uniquement en taux fixe », précise le banquier.

 

Rationalisation du cycle d’investissement
Cette étape étant franchie, le conseiller Banque Populaire envisage une rationalisation plus globale du cycle d’investissement et des modalités de son financement. Objectif : fixer avec précision la part de l’autofinancement et celle des emprunts bancaires. En 2012, avec Joaquim Baptista et José Duarte, ils arrivent à la conclusion que le groupe doit disposer d’un budget global de 4 millions d’euros pour refinancer les investissements autofinancés les années précédentes et développer les projets sur 2012 et 2013. Pedro David décide alors de faire entrer dans la boucle la Banque publique d’investissement (Bpifrance), dont la Banque Populaire est le principal partenaire.

L’intérêt ? Diversifier les sources de financement, mais aussi les affecter par nature. La Bpifrance accorde directement à la holding du groupe un prêt de 1,2 million d’euros, qui lui permet de restaurer sa trésorerie d’acquisition. Le groupe autofinancera ses investissements à hauteur de 1,1 million d’euros, et la Banque Populaire s’engage quant à elle à couvrir le solde en mettant à disposition une enveloppe de 1,7 million d’euros. Cette ligne de crédit, affectée notamment au financement des acquisitions, répond exactement aux besoins de Joaquim Baptista : dès qu’une opportunité se présente, il sait qu’il dispose en permanence des ressources financières nécessaires pour mener à bien son nouveau projet.

Accélérateurs de croissance
« Quand vous entrez dans une logique de croissance, la question est de savoir à quelle vitesse vous voulez – et pouvez – aller, constate José Duarte. Si vous fonctionnez sur l’autofinancement, il faut attendre que la trésorerie se reconstitue pour envisager un nouvel investissement. En utilisant des financements externes, votre rythme est évidemment plus rapide. »
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le recours plus systématique au financement bancaire et la meilleure anticipation de ses besoins financiers ont indéniablement amélioré l’efficacité opérationnelle du groupe. Et dopé son développement : alors que le chiffre d’affaires de Pedra Alta progressait de 2 à 3 millions d’euros, en moyenne, entre 2005 et 2008, il bondit de plus de 10 millions entre 2009 et 2010. Et de 13 millions d’euros supplémentaires au cours des trois dernières années. Joaquim Baptista le reconnaît bien volontiers :
« Les banques sont des partenaires indispensables dans le développement d’un groupe comme le nôtre. Ce sont elles qui nous ont aidés à focaliser et à multiplier nos énergies. » Dont acte…

 

 
(1) Chiffre d’affaires restauration
 
 
 
 
 

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